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"Besoin d'être entendue,
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Il y a mille combats

Témoignage…

Ce combat là s’arrêtera pour moi à ce rapport d’expertise. J’avais cru de tout mon cœur que la vérité rencontrerait le chemin de ce que j’appelle la justice.

J’avais foi en ces soignants, parce que j’étais convaincue que le meilleur soin était le fruit d’une confiance mutuelle. Ceux qui ont un jour porté le serment de « prendre soin de ».

Six opérations plus tard en moins de 2 ans, avec tout l’épuisement qui en découle, ils m’ont dit que la solution pour guérir serait de m’ôter l’utérus et les ovaires. Et c’est avec cette même confiance et surtout le besoin de guérir puisque personne n’aurait pu faire le choix de continuer à se faire opérer tous les 3 mois comme cela avait été le cas jusqu’à lors, j’ai demandé à ce que l’on m’opère une dernière et ultime fois.

La douleur connue depuis si longtemps n’est pas partie…malgré tout ce que l’on avait ôté en moi.

J’ai pu rencontrer un spécialiste qui existait depuis de nombreuses années mais que je n’avais malheureusement pas eu la chance de connaître auparavant. Et puisque les personnes qui me suivaient me répétaient sans cesse qu’ils étaient les meilleurs, et que je pensais que pour mieux guérir il fallait faire confiance, je n’avais pas pensé chercher ailleurs. Ce Professeur m’a enfin libérée de mes douleurs insoutenables et plus jamais je n’ai dû être réopérée.

Aujourd’hui ceux qui ont porté le serment de « prendre soin de » pensent gagner une partie de ce combat en affirmant qu’ils sont toujours les meilleurs et que la responsabilité de ces lourdes conséquences me revient à moi seule. Et pourtant, de simples mots de leur part, qui auraient pu reconnaître qu’ils étaient humains et donc imparfaits, qu’ils étaient désolés d’avoir pensé qu’une opération si radicale pourrait me guérir m’auraient suffit…

Mon combat réel, n’est pas pour moi, parce qu’il n’y a aucun papier, aucune pièce d’argent qui ne me rendra ce que l’on m’a enlevé. Mais je continuerai de me battre, afin que les femmes qui souffrent de cette maladie complexe, sachent qu’elles ne sont pas seules, qu’elles doivent croire en elle, et qu’elles doivent oser aller plus loin, et demander des avis auprès de spécialistes reconnus. Les médecins ne sont pas des dieux, ce sont des êtres humains, ils ont fait le choix un jour de leur métier, et les patients ne sont pas moins importants. Ce n’est seulement que par une collaboration d’égal à égal que l’assurance des soins les plus appropriés pourra être certaine.

 


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