Logo de l'ASSCE

"Besoin d'être entendue,
nous sommes là pour vous"

Viba, 35 ans

En gros, tout commence en 2006. Contrôle annuel chez mon gynéco. Il détecte au frottis des cellules cancéreuses (j’apprendrai après que c’est un carcinome) au niveau du col de l’utérus, là il me fait un gros curetage et tout est enlevé correctement.

On n’était pas encore mariés, pas encore d’envie d’enfants, donc on ne se posait pas trop de question sur les conséquences de cette opération.

En mai 2009, j’arrête la pilule et commence les essais, 1 année passe et rien. Au cours d’un contrôle annuel, je lui parle de nos essais et il me dit que c’est certainement lorsqu’il m’a enlevé les cellules cancéreuses, il a dû creuser profondément dans le col et cela a enlevé les glandes qui sécrètent la glaire lors de l’ovulation, et que sans cette glaire, mon col reste imperméable. Premier coup dur à avaler. On dit qu’on va réfléchir sur la manière de gérer la suite.

En août 2010, j’ai une hernie discale, donc autant dire que les essais et tout le reste sont stoppés. Je soigne ma hernie et me fait opérer en avril 2011. Une fois que tout est soigné on décide de commencer les IAC. Mon médecin désire me faire une laparoscopie pour être sûr que tout le reste est en ordre. Il ne veut pas commencer les IAC et qu’après 3 cela soit toujours infructueux et qu’on ne sache pas pourquoi. Donc août 2011, laparo. Et là le verdict tombe, endométriose de stade III. Je m’effondre, c’est le choc. Je sais plus ou moins ce qu’est l’endométriose, ma nièce en a une et elle a réussi à avoir un bébé naturellement.

Et là tout s’éclaire, mes douleurs atroces lors de mes règles quand j’étais ado. Mais ma maman avait les mêmes, c’était donc normal. Ensuite lorsque je prenais la pilule, je n’avais plus mal, donc je ne me suis plus posée de questions.

On a commencé les IAC tout de suite après la laparo. Une première en août, une deuxième en octobre, la troisième en novembre, la quatrième en décembre, puis trois mois de ménopause artificielle avec tous les désagréments liés à ça (bouffées de chaleur, saute d’humeur, sécheresse vaginale, baisse de la libido). Reprise des IAC en février, mais cette fois avec activation ovarienne (il n’osait pas avant car il avait peur pour mon col, mais là il n’y a plus le choix). Donc IAC en février et en mars, j’avais juste l’impression d’être une poule avec pleins d’oeufs ou un flipper qui va faire bonus et qui va lâcher ses multiballes.

Toujours négatif et toujours rien. Et je ne te parle pas des douleurs que j’ai toujours lors de mes règles, catastrophiques, je dois m’arrêter de bosser à chaque fois. Je pense que c’est aussi un peu pour ça que j’ai perdu mon précédent travail.

Psychologiquement je suis épuisée. J’ai trouvé un nouveau travail et on a décidé de faire une pause jusqu’à ce que je sois de nouveau prête à recommencer le traitement. Maintenant je suis sous traitement. Pour mettre mon corps au repos et essayer de repousser cette endométriose qui me gâche la vie, qui m’empoisonne et qui s’empare de mon corps. C’est tellement sournois cette maladie. De l’extérieur rien ne se voit, de l’intérieur on se sent mangé.

Des fois je me dis que j’ai de la chance par rapport à d’autres qui subissent plus d’opérations, qui ont eu une hystérectomie, qui ont des douleurs sans arrêt, pas seulement lors des menstruations.


Page Facebook

Site Web endometriosis.org